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sabato 12 giugno 2010

TALEBANI IMPICCANO BAMBINO DI SETTE ANNI


Un bambino di sette anni è stato impiccato dai Talebani in Afghanistan, nella provincia di Helmand, dopo essere stato riconosciuto colpevole di spionaggio in favore delle Forze USA e NATO.
La notizia è stata diffusa dal portavoce del governatore provinciale, Dawoud Ahmadi, secondo cui l’esecuzione del bambino – avvenuta utilizzando un albero del villaggio di Heratiyan, distretto di Sangin - potrebbe costituire la vendetta degli integralisti islamici nei confronti del nonno della piccola vittima, Abdul Woodod Alokozai, che alcuni giorni prima aveva espresso critiche contro i Talebani.
“Conosco il padre ed il nonno della piccola vittima”, ha detto Ahmadi. “Il nonno è uno dei vecchi del villaggio, che è sotto il controllo dei Talebani. Il nonno ha espresso alcuni giudizi positivi sul governo ed ha formato un piccolo gruppo di persone per confrontarsi con i Talebani. Per vendicarsi loro gli hanno ucciso il nipote”.

venerdì 21 agosto 2009

SPERANZA


E così, alla fine, gli afgani sono andati in molti a votare, nonostante le minacce dei talebani e gli attentati. In particolare le donne, le più minacciate. Le vediamo nelle foto, donne in burka e donne coperte solo dal velo, con il viso completamente scoperto, tutte insieme in fila ai seggi. Donne che esibiscono alto davanti al fotografo il dito macchiato di inchiostro indelebile, lo stesso dito che i talebani hanno minacciato di tagliare a quanti fossero andati a votare. Donne a viso scoperto dallo sguardo diretto e orgoglioso, o coperte dal burka, che copre loro il volto e lo sguardo ma non l’orgoglio del gesto. Nell’Afghanistan martoriato e tribale, ci vorrà forse molto tempo, ma alla fine la salvezza verrà dalle donne, da queste o dalle loro figlie e nipoti.

Anna Foa, storica

sabato 18 aprile 2009

Diritti umani

Les femmes d'Afghanistan ne méritent pas moins que notre soutien total et indéfectible

• da Le Soir del 17 aprile 2009
di Emma Bonino

A la suite de l'annonce de la nouvelle loi sur le statut personnel chiite en Afghanistan, beaucoup ont été scandalisés par le fait que celle-ci légalise le viol conjugal. « Le viol matrimonial légal en Afghanistan », tançaient les titres de nombreux quotidiens, et nous avons tous réagi avec stupeur et effroi. A y regarder de plus près, cependant, la loi est en réalité bien pire que ce que nous avions tous pensé.
Le véritable problème avec cette loi ne réside pas seulement dans ses dispositions sur le viol conjugal, aussi odieuses soient-elles, mais dans le fait qu'elle relègue officiellement les femmes à des citoyens de second ordre.
Cette loi légitime de multiples restrictions quant à la liberté de mouvement des femmes, elle légalise leur soumission aux caprices d'autres personnes, elle les prive de leur mot à dire dans les décisions concernant leurs enfants, et elle leur refuse l'accès à l'éducation et aux soins de santé. Cette négation éhontée des droits humains doit être condamnée – avec force, sans équivoque et de manière universelle.
Fort heureusement, à l'occasion de la Conférence internationale sur l'Afghanistan de La Haye et du sommet de l'Otan, qui se sont tenus récemment, les dirigeants du monde ont précisément réagi de la sorte, et l'impact en a été ressenti à Kaboul. A la suite des critiques retentissantes dont cette loi a fait l'objet, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Afghanistan, le président afghan Hamid Karzaï a déclaré son intention de la faire réviser.
Cependant, l'histoire ne s'arrête pas là. Dès lors que ces deux réunions internationales n'occupent plus les premières pages de l'actualité médiatique, nous ne pouvons pas laisser cette question sombrer dans l'oubli.
C'est pourquoi « No Peace Without Justice » et le « Parti radical transnational » ont lancé un appel international pour indiquer aux autorités afghanes que le monde continuera à être vigilant et que les femmes afghanes ne seront pas sacrifiées dans un souci d'apaisement diplomatique.
Certains disent que cette loi permettrait d'obtenir le soutien de la communauté chiite à quelques mois d'un scrutin présidentiel qui s'annonce difficile pour Karzaï.
Mais, alors qu'un nouveau vent de « réconciliation » et d'endiguement souffle au sein des chancelleries et des think tanks occidentaux, nous ne pouvons pas accepter le sacrifice des droits fondamentaux des femmes comme prix à payer pour la négociation d'une trêve politique en Afghanistan.
Voir les droits des femmes afghanes traités avec mépris dans la vie quotidienne est déjà assez pénible, mais accepter de voir ces violations codifiées et légitimées, et volontairement négociées en vue de gains politiques à court terme, est vraiment abominable. Nos soldats ne devraient pas se battre et mourir en Afghanistan afin d'aider au retour des pratiques restrictives et discriminatoires qui existaient sous le régime des talibans.
Il ne suffit pas de dire, comme beaucoup ont pris soin de le souligner, que cette loi n'étant destinée qu'à la minorité chiite de la population du pays, elle ne s'appliquera qu'à un petit pourcentage de la population féminine de l'Afghanistan.

En réalité, cela la rend d'autant plus discriminatoire et son adoption exige l'action de toutes les femmes (et de tous les hommes), qu'ils soient ou non chiites, qu'ils soient ou non Afghans.
En effet, l'opinion mondiale ne doit pas être moins choquée par cette perspective, nous devrions, au contraire, tous être verts de rage. Aussi longtemps qu'une femme dans le monde n'est pas reconnue comme le principal arbitre de son intégrité personnelle, ce sont toutes les femmes qui souffrent. La perspective d'une légalisation de telles discriminations devrait inspirer l'horreur et l'indignation de tout un chacun.
La nouvelle législation n'est pas seulement une violation directe du droit international, elle contrevient également à nombre de dispositions de la Constitution afghane, dont notamment celle statuant que la « liberté et la dignité de l'être humain sont inviolables ».
Certes, la Constitution permet l'application d'une loi en matière de droit familial distincte pour les chiites, mais ceci ne signifie pas donner carte blanche pour saper les droits fondamentaux des femmes ou des hommes chiites. Toute loi en Afghanistan est encore censée respecter la Constitution et le droit international, y compris les dispositions interdisant les discriminations contre les femmes. Cette loi ne le fait pas.
Malgré l'annonce que la loi sera soumise à révision, le moment n'est pas à la complaisance. Les nouvelles positives émanant de Kaboul ne sont, tout simplement, pas suffisamment rassurantes.
Nous devons maintenir notre indignation et notre vigilance : signer l'appel international, faire part de notre opinion à nos élus et aux autorités afghanes, entreprendre des actions non violentes innovantes. Les femmes d'Afghanistan ne méritent pas moins que notre soutien total et indéfectible.

martedì 31 marzo 2009

Il passato che non passa

Ricordate le foto delle ragazzine afgane che tornavano a scuola sorridenti nel 2002, dopo la prima fase della guerra in Afganistan, quando i talebani sembravano sconfitti? Ricordo la gioia di quelle immagini, ricordo di averle mostrate alle mie nipotine per far loro capire che andare a scuola poteva essere una libertà grandissima. Sette anni dopo, si succedono le notizie di donne sfregiate con l'acido perché osano andare a lavorare, di bambine assassinate mentre vanno a scuola. L'idea di una sia pur minima uguaglianza fra i sessi è annegata nella violenza più selvaggia. E noi ci facciamo di nuovo poco caso. Come si può discutere, stringere patti, fare contratti economici con chi tiene in catene le sue mogli e le sue figlie? La condizione delle donne nei paesi islamici non appartiene al campo delle usanze, delle differenze culturali, ma a quello dei diritti umani essenziali. La tragedia della guerra che alcuni paesi islamici conducono contro le loro figlie è un problema di tutti noi.

Anna Foa - storica