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sabato 11 febbraio 2012

FREEDOM for ZHU YUFU







Zhu Yufu, attivista di lunga data, è stato condannato il 10 febbraio a sette anni di carcere per aver scritto una poesia che le autorità hanno giudicato un incitamento alla sovversione. Per Amnesty International, è l'ulteriore prova che il governo cinese intende continuare a reprimere senza pietà ogni forma di dissenso e di critica, diretta o indiretta, al suo operato.

sabato 9 ottobre 2010

Liu Xiaobo

We're thrilled to learn that imprisoned Chinese writer and activist Liu Xiaobo has been awarded the Nobel Peace Prize.


Liu Xiaobo is one of China's most outspoken advocates for human rights and democratic reform. He is currently serving an 11-year prison sentence for coauthoring Charter 08, an historic appeal for democracy, human rights, and a multi-party state in China released in December 2008.

Liu Xiaobo is also a true friend of Tibet. In the past, he has called on the Chinese government to reform its policies in Tibet and in the aftermath of the 2008 Uprising in Tibet, he coauthored the "Twelve Suggestions on Dealing with the Tibetan Situation," which called for freedom of expression and other rights to be respected in Tibet. In a statement this morning, Liu Xiaobo's wife, Liu Xia, thanked the Dalai Lama for nominating him for this prestigious award.

At a time when world leaders, governments, and other international institutions are softening their approach to human rights and Tibet with the Chinese government, the Norwegian Nobel Committee's decision is highly commendable. Please join Students for a Free Tibet in congratulating Liu Xiaobo and calling on governments around the world to follow the Norwegians' lead by supporting human rights and freedom.

TAKE ACTION: Sign your name to SFT's statement on Liu Xiaobo's Nobel Peace Prize. We will deliver the signed statement to your government leaders.


You can also print and send this statement to your political representatives.

Read more about global reactions to today's announcement.

Students for a Free Tibet's Statement on Liu Xiaobo's Nobel Peace Prize



October 8, 2010

Students for a Free Tibet congratulates jailed Chinese writer and activist Liu Xiaobo on being awarded the Nobel Peace Prize today and joins the international community in calling for his immediate release from prison.

Fellow Nobel Laureates His Holiness the Dalai Lama and U.S. President Barack Obama have already issued statements urging the Chinese government to release Liu Xiaobo.

Students for a Free Tibet welcomes the Nobel Committee's decision to grant this prestigious award to Liu Xiaobo, especially in light of the diplomatic threats issued by the Chinese government to Norway in the lead up to today's announcement.

We commend the Nobel Committee for the moral leadership and political courage they demonstrated through this action. We call on governments around the world to follow their example by publicly pressing the Chinese government to release Liu Xiaobo and take meaningful steps to implement the political and human rights reforms that Liu and other Chinese and Tibetan advocates are risking their lives to promote.

Sign your name to this statement.

Thank you for taking action in support of human rights and freedom in China and Tibet.

With hope,

Tendor, Kate, Tendolkar, Mary-Kate, Stefanie and all of us here at SFT HQ

sabato 15 maggio 2010

Le mie prigioni cinesi


di Wu Lihong

Wu Lihong è un ambientalista cinese che negli ultimi tre anni ha vissuto da detenuto speciale nella prigione di Dingshan, a Yishing, nella provincia di Jiangsu. Arrestato nell’aprile del 2007 per aver denunciato l’inquinamento del lago Taihu, è stato rilasciato il mese scorso e ha deciso di raccontare a “Le Monde” le condizioni della sua detenzione.

“È estremamente difficile per me ripensare alla mia prigionia”, dice Wu. In questi tre anni l’ecologista, sottoposto al cosiddetto “controllo disciplinare”, è stato rinchiuso in una stanza di venti metri quadrati, senza finestre, dotata di due telecamere e senza possibilità di comunicare con chiunque. “Se un altro prigioniero osava parlarmi, veniva punito con dieci schiaffi e un prolungamento della detenzione di tre giorni. Non potevo nemmeno passare dove gli altri passavano”.

Il regime di controllo disciplinare era duro: “Si era obbligati a correre in cerchio sotto il sole fino allo sfinimento, mangiare dentro a delle ciotole sul pavimento e finire in meno di un minuto e mezzo. Ma spesso, mentre si mangiava, si era costretti a cantare. Chi era sottoposto al controllo disciplinare spesso finiva per morire di fame”.

Wu non poteva possedere carta e penna, né leggere libri o giornali. La violenza fisica e verbale era costante e i carcerieri lo hanno fatto picchiare da un giovane detenuto che così ha ottenuto la condizionale. “Sono stato minacciato e picchiato”, racconta l’ambientalista.
Nessuno ha voluto commentare il suo racconto.

L’articolo di “Le Monde”

Arrêté en avril 2007 pour avoir dénoncé la pollution du lac Taihu, dans le Jiangsu, l'écologiste chinois Wu Lihong a choisi de témoigner sur ses conditions de détention dans la prison de Dingshan, à Yishing, dans la province du Jiangsu.

Les conditions de détention
Il est extrêmement difficile pour de moi de me remettre de ma détention, surtout psychologiquement. Pendant trois ans, j'ai été confiné dans une pièce sans fenêtre de seulement 20 m2, où il était strictement interdit de me parler. Si des prisonniers osaient me parler, ils étaient punis de dix claques dans le visage et une déduction de point, ce qui équivaut à un délai supplémentaire de trois jours à compter de la date de sortie d'origine. Je n'étais pas autorisé à me déplacer là où d'autres prisonniers le pouvaient.
Deux caméras étaient installées sur le mur, j'étais donc surveillé de près par cinq ou six prisonniers. Ces "gardiens" étaient principalement des anciens chefs corrompus du Bureau de sécurité publique, ou du système judiciaire. Certains d'entre eux, qui avaient pu lire mon verdict, étaient d'ailleurs convaincus que ces comptes-rendus écrits étaient fabriqués de toute pièce.
En prison, j'ai été placé sous la procédure dite de yanguan ("contrôle disciplinaire"). Je n'aurais pas dû être affecté à cette prison de ma localité, puisque j'y avais été en détention provisoire, mais ils ont quand même décidé de m'y garder, afin de pouvoir me contrôler. Ils disaient que c'était approuvé par le gouvernement.
En prison, on m'a dit de me comporter de telle manière que je puisse être libéré un an et demi plus tôt. Mais en réalité cela ne s'est pas produit, puisque je n'ai pas cédé à leurs demandes en admettant toutes mes fautes et en baissant la tête. J'avais été condamné à trois ans de prison, et je n'ai obtenu aucune remise de peine jusqu'à la fin. Cependant, presque tous mes codétenus ont obtenu des remises plus ou moins importantes. Je suis le seul cas particulier,
apparemment.

Le "contrôle disciplinaire" (yanguan)
J'ai été placé sous la procédure de yanguan ("contrôle disciplinaire"), qui est illégale, du 12 novembre 2007 à fin mars 2010. Voici les divers choses que l'on vous impose :
- Courir en cercles sous le soleil jusqu'à l'usure. Lorsque vous êtes à bout, deux personnes vous soutiennent et vous forcent à continuer.
- Manger tous ses repas en moins d'une minute et demie. Les bols placés à même le sol, on doit crier "1, 2, 3", puis approcher. Vous êtes autorisés à manger autant que vous pouvez en une minute et demie. Tout en mangeant, vous êtes parfois obligés de chanter. Ainsi, tous ceux placés sous "contrôle disciplinaire" sont voués à mourir de faim.
- Pour aller aux toilettes ou boire de l'eau, il faut le faire savoir et obtenir la permission de le faire.
- Il est interdit de lire des livres ou des journaux. Vous n'êtes pas autorisés à avoir un stylo ou un papier avec vous à tout moment.
La violence verbale est permanente. Les matons me disaient : "Ce n'est pas nous qui allons te faire du mal. Mais on peut demander à n'importe quel détenu de le faire." Ils récompenseront ensuite ce même détenu avec une remise de peine. Dans mon cas, ils ont demandé à un prisonnier particulier de me frapper, un jeune criminel violent du Nord-Est de la Chine.
Il a par la suite obtenu une libération conditionnelle, ce qui est encore contraire à la loi, dans laquelle un criminel violent ne peut jamais obtenir de libération conditionnelle, encore moins sans permission du lieu où il a été jugé, c'est-à-dire dans son cas, le Nord-Est de la Chine.

Les relations sociales restreintes
Le 5 ou 6 novembre 2007, le personnel pénitentiaire a proposé de négocier avec les membres de ma famille pour une libération conditionnelle, en contrepartie d'un versement d'argent. Ma famille a refusé.
Plus tard, ils ont senti que mon cas était beaucoup plus compliqué, ils n'ont jamais plus fait ce genre de proposition. Concernant les autres détenus, d'après ce que j'ai entendu, la plupart des familles versent dans les 20 000 à 30 000 yuans (2 000 à 3 000 euros) pour obtenir une remise de peine.
Il y avait environ 5 000 prisonniers là où j'étais détenu, et aucun d'entre eux n'était censé échanger ne serait-ce qu'une phrase avec moi. Comme je le disais, deux caméras étaient installées pour me surveiller.
Contrairement à d'autres détenus je n'ai pas eu droit à des visites d'amis ou de camarades de classe entre 2007 et 2010. Je n'ai pas été autorisé à passer d'appels téléphoniques. Cependant, juste avant la date de sortie on m'a accordé un appel, donc j'ai finalement pu le faire une fois.
Les visites des membres de ma famille se déroulaient ainsi :
1) Deux employés doivent enregistrer notre conversation, par écrit et sur cassette.
2) La discussion doit se dérouler seulement en mandarin – aucun dialecte n'est autorisé !
3) En hiver 2008 (peut-être lors de la Fête du Printemps), alors qu'il neigeait beaucoup, ma famille s'est rendue à la prison pour me rendre visite. Ma femme a seulement eu le temps de me dire une phrase (moi, une ou deux), puis le téléphone a été coupé. C'est tout. Ainsi, la visite de trente minutes a duré seulement une ou deux minutes. En réalité ce scénario se produisait très souvent.

La souffrance physique
J'ai été plus chanceux que certains, qui ont dû subir des coups de matraques électriques (un coup au moins, parfois quatre), des gaz irritant ou le "banc du tigre". Si un membre du personnel pénitentiaire nous parle, nous devons nous accroupir, en flagrante violation avec les lois de la RPC. Il n'y a aucune dignité du prisonnier.

La confession forcée
Lors de ma détention par le Bureau de la sécurité publique en avril 2007 [après son arrestation], j'ai été emmené dans une pièce spécialement conçue pour la torture et les soi-disants aveux. C'est une chambre avec des parois en caoutchouc pour empêcher que le détenu se suicide.
J'y ai été menacé avec les arguments suivants : "On va simplement mettre quelques kilos d'héroïne à ton domicile, et tu seras condamné" ; "On a des injections spéciales. Tu meurs, et le diagnostic est celui d'une hémorragie cérébrale. Tu veux essayer ?"
Autres détails de la condamnation forcée :
1) des gardes-à-vue de douze heures
2) j'ai été menacé avec des aiguilles
3) j'ai été fouetté avec des bâtons souples (la chemise était couverte de sang, mais chaque fois que je voulais la montrer au tribunal, on me l'a refusé)
4) j'ai été brûlé aux mains par des cigarettes allumées
5) j'ai reçu des coups de pieds au ventre…

Le procès
Quand j'ai voulu protester, on m'a dit que tout ce que le Bureau de la sécurité publique avait fait était licite. Ils peuvent faire appel à de faux témoins, et avoir de fausses preuves autant qu'ils veulent. La Cour a tenu un procès à huis clos: deux cent places étaient disponibles mais mes parents ont été interdits de séance. Le procès a duré jusqu'à 21 heures. On s'était "occupé" de mon micro et celui de mon avocat durant tout le procès : ils étaient coupés.
Nous avons exigé la présence du procureur pour un contre-interrogatoire, mais personne ne s'est présenté.

(Propos recueillis par Brice Pedroletti (traduction : Marine Campagne)

lunedì 6 luglio 2009

Represse manifestazioni degli uiguri nello Xinjiang: 156 morti 816 feriti





Da Urumqi, la capitale della regione più occidentale del Xinjiang nel Repubblica Popolare Cinese giungono notizie di manifestazioni di piazza represse con violenza.

Il corteo era stato organizzato per chiedere un'indagine ufficiale sulla morte di due operai, avvenuta dopo una rissa scoppiata in una fabbrica tra uiguri e cinesi.

Gli uiguri, che sono di fede musulmana, costituiscono l'etnia maggioritaria di questa regione del nord ovest della Cina, che è fortemente temuta da Pechino per le sue velleità indipendentiste.

Il punto da una nota dell'UNPO Unrepresented Nations and Peoples Organization:

Lunedi’ 6 luglio 2009, circa 140 persone sono state uccise e 816 ferite nella capitale regionale quando coloro che stavano protestando si sono scontrati con la polizia dopo giorni di tensione tra Muslim Uyghurs e Han Chinese. Quest’ultima manifestazione, frutto di una crescente discriminazione in Cina, e’ stato il piu’ sanguinoso scoppio di violenza in Cina in molti anni. Il crescente livello di razzismo, frutto di una politica etica, del lavoro e religiosa, seminata in questi ultimi 50 anni, rinforza la paura dell’UNPO per i benestanti Uyghurs nel Turkistan dell’est.

Perduca, paesi EU convochino ambasciatori Pechino

La documentazione

Riceviamo dall’UNPO e pubblichiamo il messaggio di Alim Seytoffm, Vice Presidente dell’ Uyghur American Association:

Caro amico,

il primo video mostra una protesta pacifica. Nel secondo vedi qualcosa che brucia e puoi anche sentire degli spari. Nel terzo video puoi vedere un’altra protesta pacifica ma puoi anche notare che la polizia e’ ovunque.

Di seguito vedrai alcune foto allegate nella quali ci sono quattro tipi di forze armate appartenenti ai corpi della polizia. Esse sono: Polizia regolare, polizia anti-sommossa, forze speciali della polizia e la PAP (People Armed Police; puo’ essere tradotto come: polizia della gente armata).

Puoi vedere anche dei veicoli armati utilizzati sia dalla polizia che dalle forze della PAP. Potrai vedere anche delle persone che molto probabilmente sono state uccise e alcune ferite in un ospedale.

Ti ringrazio per l’interesse a questo tragico evento. Per favore fai in modo che queste informazioni si propaghino.




Le testimonianze degli stranieri
(da Apcom) L’atmosfera era “molto tesa”, ha raccontato all’Afp un visitatore americano. “Verso le 12,30 (le 17,30 italiane), ho sentito due esplosioni che sembravano spari, a qualche minuto di intervallo”, ha raccontato in condizione di anonimato questo statunitense di 26 anni venuto nella capitale dello Xinjiang per rinnovare il suo visto dopo aver vissuto 18 mesi nella regione. “Ho sentito gli spari e ho visto la polizia cinese arrivare con dei veicoli blindati, due pullman carichi di soldati e due camion dell’esercito”, ha detto l’americano. Lo Xinjiang, ai confini dell’Asia centrale, conta circa 8,3 milioni di uiguri, di cui alcuni gruppi denunciano la repressione politica e religiosa condotta dalla Cina sotto la copertura della lotta contro il terrorismo. Un altro testimone, una donna Han (l’etnia maggioritaria cinese, ndr), ha osservato i moti dall’undicesimo piano dell’ospedale ostetrico di Urumqi. Prima di degenerare, secondo la donna, la manifestazione sembrava una marcia studentesca. “Gli uiguri hanno at accato dei motociclisti a sassate. Se la prendevano solo con gli Han”, ha raccontato all’Afp. “Almeno dieci autobus sono stati incendiati e numerose auto sono state ribaltate. Ho visto molte persone a terra grondanti di sangue”. “Hanno spaccato le vetrine dei negozi e tentato di entrare nell’ospedale. Ma subito è arrivata la polizia anti-sommossa e ha chiuso i cancelli dell’ospedale. Avevamo paura. Ci siamo chiusi a chiave nella stanza”, ha detto. Una turista di 30 anni della provincia del Guangdong, nel sud della Cina, è rimasta nella sua camera di albergo, ieri sera, ma alcuni suoi amici si sono trovati in mezzo alle violenze e hanno avuto molte difficoltà per raggiungere l’hotel a causa delle eccezionali misure di sicurezza disposte nel frattempo.”Pensavo di restare qui ancora del tempo ma a causa delle violenze ho cambiato idea. Sto controllando i voli e tenterò di rientrare il prima possibile”, ha detto ancora la donna che ha aggiunto:”Ho sentito dire che l’aeroporto è affollatissimo, penso che i molti stiano cercando di fuggire dalla città”. Pechino ha attribuito la responsabilità di moti alla dissidenza uigura in esilio e in particolare al Congresso mondiale uiguro di Rebiya Kadeer, arrivato nel marzo 2005 negli Stati Uniti dopo una detenzione in Cina di circa sei anni. (con fonte Afp)

(FONTE: RADIORADICALE.IT)

domenica 28 giugno 2009

La rivolta di Shishou

Una morte sospetta, i parenti della vittima che chiedono giustizia e non si lasciano corrompere. La polizia ed i manifestanti che si contendono il corpo di Xu Yuangao trovato privo di vita fuori dall'hotel Yong Long nella città di Shishou. Su Global Voices la vicenda trova una dettagliata descrizione. La determinazione di un padre nel chiedere giustizia per la morte del figlio, un regime dittatoriale sordo ed insensibile, una cittadina che si ribella, anche questa è la Cina d'oggi.

sabato 6 giugno 2009

Tien an men 20 anni dopo

In occasione del ventennale della brutale repressione cinese delle manifestazioni di protesta organizzate in piazza Tian An Men, alcuni attivisti di Hong Kong hanno realizzato ciascuno una propria maglietta commemorativa. Ce ne parlano gli stessi blogger e militanti che cercano di ristabilire la verità sul 4 giugno 1989.

venerdì 5 giugno 2009

The Tiananmen Square Massacre


Today, June 4th, marks the 20th anniversary of the Tiananmen Square Massacre

Twenty years ago, the world was shocked and horrified by the images of Chinese tanks opening fire on Chinese students, laborers, and even government workers, who were peacefully protesting for democracy and human rights. Equally as shocking was the Chinese government's denial that the massacre ever happened.
For the past twenty years, China's leaders have done everything in their power to make the world forget Tiananmen Square.
But we will never forget.
Tibetans and their supporters have taken to the streets to show solidarity with the victims of the Tiananmen massacre, their families, and with those Chinese who continue to struggle for democracy and human rights in China, despite the risk of arrest and imprisonment.Watch Lhadon's speech at the Tibetan solidarity vigil last night in front of the Chinese
Consulate in New York City. In Hong Kong today, more than 100,000 people gathered in Victoria Park to commemorate the anniversary and to call for democracy in China.
This commemoration of unprecedented size represents hope that change will come to China and to Tibet.
Here are a few simple ways you can support human rights on this important day:Visit the SFT blog for video, photos, and articles on Tiananmen Square, including a powerful op-ed by former Tiananmen student leader Wu'er Kaixi.
Watch and share Human Rights Watch's video: "China: Tiananmen's Unhealed Wounds."
Please donate today and help SFT continue its vital work for freedom and human rights in Tibet and China.In solidarity,
Tendor, Kate, Lhadon, Chand, Heather & everyone at SFT HQ

lunedì 1 giugno 2009

Pechino cancella la perla uigura sulla via della Seta

Un migliaio di anni fa, il ramo Sud e quello Nord della Via della Seta convergevano su Kashgar, la città-oasi all’estremità occidentale del deserto di Taklamakan. Mercanti andavano da Delhi a Samarcanda attraversando montagne gelide e impervie, scaricavano qui i loro cavalli e vendevano zafferano e mastice. Così facevano anche i mercanti cinesi, con i cammelli carichi di seta e porcellana. Oggi nei vicoli della città, dove gli asini trascinano carretti pieni di mercanzie e le case sono di fango e paglia, passeggiano i turisti. Ma quelle case, nelle cui finestre un tempo si potevano guardare le merci senza comprarle, dopo i saccheggi di Tamerlano e Gengis Khan stanno per conoscerne un altro. Novecento famiglie sono già state sfrattate dalla Città Vecchia, «l’esempio meglio conservato di città tradizionale islamica in Asia centrale», come ha scritto l’architetto e storico George Michell nel suo saggio «Kashgar, città-oasi sull’antica Via della Seta cinese». Nei prossimi anni, dicono le autorità cittadine, si demolirà almeno l’85 per cento di questa pittoresca conigliera e verranno spostate molte delle 13 mila famiglia uigure - un’etnia turcomanna e musulmana. Devono lasciare il posto a una nuova Città Vecchia, una combinazione di case da appartamento, piazze e viali, nello stile dell’antica architettura islamica «per preservare la cultura uigura», come ha spiegato in un’intervista telefonica il vicesindaco di Kashgar, Xu Jianrong.La demolizione è considerata una necessità urgente perché in qualunque momento la terra potrebbe tornare a tremare, facendo crollare edifici vecchi di secoli e uccidendo migliaia di persone. «L’intera area del Kashgar è a rischio terremoti - ha detto Xu -. Ora io le chiedo: quale governo non proteggerebbe i suoi cittadini dai pericoli di un disastro naturale?». I critici parlano di ben altro disastro. «Da un punto di vista culturale e storico, questo piano è stupido», spiega Wu Lili, direttore del Centro per la protezione culturale di Pechino, un gruppo non governativo che si dedica alla conservazione storica -. Dal punto di vista della popolazione locale, è una crudeltà». Nel corso del lungo boom della Cina la ricostruzione urbana ha distrutto molti centri storici, a cominciare dagli antichi vicoli e dai cortili abitati della capitale Pechino. Kashgar, però, non è una tipica città cinese. I funzionari che si occupano della sicurezza interna la considerano il terreno di coltura di un piccolo ma coriaceo movimento di separatisti uiguri che, secondo Pechino, avrebbero legami con la Jihad internazionale. Così il nuovo sviluppo di questo antico centro della cultura islamica coincide con un po’ di normalizzazione forzata. Le autorità cinesi hanno offerto spiegazioni confuse dei loro piani. Xu Jianrong chiama Kashgar «un esempio originale di una importante storia culturale ma anche un’importante città turistica». Eppure il progetto di demolizione ridurrà in macerie proprio la principale attrazione turistica, quella Città Vecchia che è un magnete per il milione di persone che ogni anno la visita. Tra l’altro, la Cina appoggia un progetto internazionale per far designare i punti più importanti della Via della Seta «Patrimonio dell’Umanità» Unesco, ma nell’elenco dei siti da proporre Kashgar non c’è. Un diplomatico straniero che non vuole essere identificato per paura di guastare i rapporti del suo Paese con la Cina ha detto che il progetto della Città Vecchia è stato appoggiato in modo insolitamente forte dal governo. Si dice che costerà 440 milioni di dollari ed è iniziato a sorpresa quest’anno, poco dopo l’annuncio del governo centrale cinese di un investimento di 584 miliardi di dollari in lavori pubblici per combattere la crisi finanziaria globale. Questo piano completerebbe lo smantellamento finora frammentario iniziato qualche decennio fa. Le mura della città, un terrapieno largo sette metri e alto dieci, sono state in larga parte demolite. Negli Anni 80 la città riempì e pavimentò il fossato che la circondava per creare un anello, poi aprì la strada principale attraverso il centro. Ciò nonostante gran parte della Città Vecchia rimane com’era e com’è sempre stata. Dalla cima delle quaranta piccole moschee i muezzin chiamano alla preghiera con la loro voce, non ci sono altoparlanti. Centinaia di artigiani martellano recipienti in rame, intagliano legno, affilano scimitarre e vendono di tutto, dai pani piatti ai rospi secchi ai cappelli per la preghiera. Decine di migliaia di uiguri vivono ancora qui, dietro le porte di pioppo intagliate a mano, in alloggi fatiscenti o in case a due piani che si allungano a volta sui vicoli e si aprono su cortili pieni di rose e vessilli. Le autorità cittadine dicono che i residenti uiguri sono stati consultati in ogni fase della pianificazione, ma la maggior parte di loro replica che viene semplicemente convocata a riunioni in cui si annuncia il calendario degli sfratti, con le somme offerte in risarcimento. La città offre agli sfrattati la possibilità di costruire le loro case nuove sul terreno delle vecchie, ma alcuni si lamentano che i soldi ricevuti non coprono l’intero costo del nuovo edificio. «La mia famiglia ha costruito questa casa 500 anni fa - dice il muscoloso Mr Hajji, 56 anni e capelli a spazzola bianchi, mentre la moglie ci serve il tè nella loro casa a due piani -. Era fatta di fango, è stata migliorata negli anni, ma le stanze sono rimaste com’erano». Costruita nello stile uiguro, la casa ha pochi mobili. Dai muri pendono gli arazzi, i tappeti coprono il pavimento e ci sono zone rialzate per dormire e ricevere gli ospiti. La stanza per l’inverno ha una stufa a carbone panciuta; il garage è stato trasformato in negozio, dove la famiglia vende dolciumi e gingilli. Ci sono nove stanze sotto e sette sopra, il frutto di trasformazioni secolari. «Questa casa ci appartiene - dice la moglie -. È grande e ci possono vivere molte, molte generazioni. Ma se andiamo in un appartamento, quello lo buttano giù ogni 50-70 anni. Come possiamo lasciare in eredità a nostro figlio un appartamento? Questo è il nostro maggior cruccio». Gli ispettori cittadini hanno considerato insicure quasi tutte le case più antiche, a partire da tutte quelle in fango e paglia. Verranno rase al suolo e, in molti casi, ricostruite in stile uiguro ma con criteri anti-sismici. Tre dei sette quartieri della Città Vecchia sono stati però giudicati inadatti all’architettura uigura e verranno ricostruiti in modo decisamente più anonimo. Altre duemila case dovranno lasciare il posto a piazze e scuole. I residenti più poveri, che vivevano nelle più piccole, sono già stati trasferiti in periferia. Quello che resterà della vecchia Kashgar non è chiaro, anche se Xu dice che gli edifici importanti sono stati inclusi nell’elenco speciale dei beni da conservare. Se non ci sono archeologi a controllare la situazione, spiega, è perché già si sa tutto. Le autorità di Kashgar hanno però buone ragioni per temere i terremoti. Lo scorso ottobre un sisma di magnitudo 6,8 ha colpito a un centinaio di miglia più in là. Uno di magnitudo 8, nel 1902, ha ucciso 667 persone. Poi ci sono gli abitanti che preferiscono vivere in un ambiente più moderno. Secondo Xu, la demolizione darà agli uiguri una vita migliore e li metterà al sicuro dai disastri. Le autorità, da Kashgar a Pechino, sono così inquiete alla prospettiva di un terremoto «che non riescono a dormire la notte».

di Michael Wines
(Fonte: New York Times)

domenica 17 maggio 2009

Nessuna coscienza, Nessuna compassione


Tradotto da Elena Intra per Global Voices questo articolo di Bob Chen ci da conto della situazione dei diritti umani in Cina, la mancanza di libertà d'espressione, la brutale repressione del dissenso, ma soprattutto ci descrive il coraggio e la determinazione di persone come Yao Jing che lottano a mani nude contro un regime totalitario. A noi non resta altro che trovare i modi, i canali per sostenere queste persone che lottano per la democrazia, non possiamo lasciare sole, raggiungiamole.



Recentemente il professore e avvocato Xu Zhiyong(许志永) concludeva così un suo post [cin]:


突然忍不住失声痛哭。我打个车,回到家,跪倒地上,再次痛哭,我感谢上帝让我来到这世上承受这一切。然后,我平静地起来,写下这个故事,为我们的子孙后代,我要告诉他们什么是苦难。


Sono scoppiato a piangere. Ho chiamato un taxi, sono tornato a casa e mi sono inginocchiato sul pavimento, ancora con le lacrime agli occhi. Ho ringraziato Dio per avermi messo al mondo a sopportare tutto ciò. Poi sono tornato in me e ho scritto il post. Voglio che i miei figli sappiano cosa vuol dire angoscia e sofferenza.
Quella che segue è la traduzione parziale del blog di Xu sulla sua esperienza dopo aver aiutato una delle firmatarie di una petizione [in] che era stata picchiata brutalmente a Pechino.


晚上七点多刚打开手机就接到盛其芳老人的电话:“许教授,一直打不通你的电话,山东临沂被打的那个人八点多就被停药了,没钱治病,在同仁医院。”


Ho ricevuto la chiamata di Sheng alle 7 di sera. ‘Professor Xu, ho cercato di contattarla. Hanno interroto la cura per quella donna di Lin Yi, Shandong che era stata assalita questa mattina. Abbiamo finito i soldi all'ospedale Tongren!'
Xu ha chiesto cosa fosse successo e Sheng ha risposto:


她上访,被临沂驻京办的打成重伤。昏迷,可医院不给治了,怎么办啊。”


‘Era venuta a Pechino per fare presente al governo centrale il proprio dolore, ma è stata picchiata brutalmente dagli ufficiali mandati dalla città d'origine. È priva di sensi ma i dottori si rifiutano di curarla; come dobbiamo fare?'
Corso all'ospedale, Xu ha trovato la vittima stesa sul letto con accanto la madre e la sorella che l'accompagnavano. Ma non c'era nessuna flebo. La sorella prese a raccontare quanto era successo:


姐姐说,4月27号她被关押在青年凤凰宾馆,那天下午妹妹也被临沂驻京办从马家楼拉过来,头栽倒在汽车里面地板上。姐姐听 说后过去扶起她,问怎么了,她很费力地说被打了,肚子痛,然后就又昏迷了。打了几次120和 110,终于把妹妹送到右安门医院。医生说,没事。求医生给开点止痛药医生也不给开,说回家吧,没事。只好偷偷把妹妹送到同仁医院。拍片子的时候不敢说她 是被接访的打的。但是后来向一位医生说了实话,医生就说,没事的,医院没病床了,你们回家吧。幸运地是终于找到了一位有良心的医生,他看了之后很吃惊,着 急地说,千万不能让她动,有生命危险,赶紧抬她到床上,不能让她动。后来知道,妹妹被打脾破裂。带的几千块钱很快花完了。今天早上,开了药,但是没钱了, 拿不了药,吊针就停了。找马家楼派出所,派出所也只是说在协调,从早上一直到现在都没有用药。


Il 27 Aprile, la sorella della vittima era chiusa all'interno dell'hotel Phoenix. Nel pomeriggio aveva scoperto che la vittima era stata rifiutata dall'ufficio della città di Lin Yi a Pechino (ufficio locale nella capitale). Aveva detto con voce debole di essere stata colpita allo stomaco e poi era svenuta di nuovo. La sorella prima l'aveva portata all'ospedale You Anmen, ma lì i dottori le dissero che non aveva niente. Non gli diedero nemmeno degli antidolorifici e dissero loro di andare a casa. Quindi la portò all'ospedale Tong Ren. All'inizio non osarono dire che era stata picchiata a causa della petizione. Quando dissero la verità, furono di nuovo informate che non c'erano stanze disponibili. Infine arrivò un dottore compassionevole. Fu assai sorpreso nel notar ele condizioni della la vittima, raccomandò di non muoverla o avrebbe rischiato la vita. Poi vennero a sapere che aveva la milza spappolata. Qualche migliaia di dollari furono velocemente messi insieme per la cura. Questa mattina la prescrizione è stata interrotta. Da allora la donna non ha più ricevuto cure.
Come professore di legge, Xu aiuta i firmatari delle petizioni e le minoranze che lottano per i propri diritti. Quindi è in contatto con vari gruppi di firmatari ed ecco perchè è stato informato così velocemente della situazione. Dopo aver ascoltato la storia della vittima, Xu corse di sotto a cercare il dottore.


来到一楼。急诊医生办公室。我问医生,这个病人需要不需要紧急治疗?医生跟我们来到病房,摸了摸病人的腹部。然后问我,“你是他什么人?”我只是一个普通公民,我说。“那我不跟你说。”“那好,你跟她家人说,她需要什么治疗,需要什么条件。”“按照开的药治疗。”他说。“但我们没钱拿药啊。”姐姐哀求。“走,我们下去拿药。”我平静地说,正好,今天我身上带了银行卡。


Andai al pronto soccorso, chiedendo se avesse bisogno di cure immediate. Il dottore si avvicinò e ne esaminò l'addome. Poi chiese, ‘Qual è il suo legame con lei?'‘Sono solo un cittadino comune.' risposi.‘Allora non posso dirglielo.'‘Bene, ma dica alla sua famiglia di cosa ha bisogno, e a quale costo.'‘Quanto dice la prescrizione.'‘Ma non abbiamo soldi!' disse la sorella.‘Su, andiamo di sotto per la ricetta.' dissi con calma. Per fortuna avevo con me la carta di credito.


划价,这个晚上的药费是850元。似乎这个过程很漫长,终于拿到了单据,一直很坚强的姐姐突然跪到了地上,泪流满面。我扶起她,想我应该早一点来,应该早一点。从来没有像此刻觉得这点钱这么有价值。


Costò 850 RMB per la notte. Pagare sembrò un lungo processo. Quando finalmente ebbi la ricevuta, la sorella, di solito caparbia, si inginocchiò in lacrime. La tirai su, avendo solo voluto essere arrivato prima, solo poco prima. Non ho mai pensato che i soldi potessero essere così utili.


他们一家来北京上访,因为2006年妹妹和母亲被人欺负,打伤很重,但对方被判缓刑。妹妹不服一直上访。2007年被临沂驻京办的打成了脑外伤,也曾经被送过精神病院


Il nome della ragazza è Yao Jing. La famiglia era venuta a Pechino per presentare una petizione perchè nel 2006 la sorella e la madre sono state perseguitate e ferite, ma il colpevole aveva la pena semplicemente in sospensione. Sentivano che era ingiusto. Nel 2007 era stata picchiata, aveva subito un trauma cranico ed era stata mandata al manicomio.
Xu descrive l'hotel Phoenix in cui la sorella della vittima era rinchiusa:


那是一个很黑很黑的黑监狱,我听到的同样的故事太多太多了,我怎能不去黑监狱呢?


Quella è una prigione nera, profondamente nera. Ho sentito così tante storie a riguardo. Come posso non andare a visitare la prigione nera?


在一个特权腐败成为常态的社会里,他们没有任何社会关系,可是他们偏偏认死理,执着上访,他们是这个国家的贱民,他们是我的同胞,我的兄弟姐妹。


In uno Stato dove il privilegio e la corruzione sono diventate routine, chi firma delle petizioni non ha conosce nessuno ma crede tenacemente nella giustizia. Sono gli ‘intoccabili' in questo Paese, ma sono miei connazionali, miei fratelli e sorelle.


走廊里突然传来呼救声,一个妇女被五六个男人拖走了。护士进来说,“待会外面有吵闹不要开门。”也有一个男人挨个进门说:“把门关好。”我和盛其芳来到走廊里。又有两个妇女一先一后被五六个男人拽着拖向电梯。我问怎么回事,没人说话。那个妇女在电梯关门前喊了一声“中国没有人权!”


Improvvisamente, s'udirono grida d'aiuto dal corridoio. Una donna veniva trascinata da 5, 6 uomini. L'infermiera ci disse di ignorare il casino.Andai verso l'ingresso con Sheng e vidi altre due donne spinte da 5 uomini verso l'ascensore. Chiesi che cosa fosse successo ma nessuno rispose. La donna urlò ‘non esistono diritti umani in Cina' prima che si chiudesse la porta.


姐姐在一旁说,听说他们是东北的,在天安门服毒自杀被送到这里的。一个接访的恶狠狠地问我干嘛的,我说在这里看病人。“没你的事,一边去。”


La sorella disse che venivano dal nord-est della Cina ed erano state mandate qui perchè avevano ingerito del veleno in Tiananmen Square per protesta. Un membro del personale mi chiese cosa stavo facendo lì, gli risposi che stavo visitando una paziente. ‘Non sono affari suoi, sparisca,' disse.


“绑架!怎么会没我的事?”我说,“应该报警。”可惜这时我的手机没电了。一个挂着同仁医院胸牌的男人过来说,“我就是同仁医院保卫处的,你少管闲事啊。”刹那间,我终于爆发了,我听到了一个仿佛穿破时空的惊天动地的怒吼:“丧——尽——天——良——!你们知不知道什么是——丧—尽—天—良!丧—尽—天—良!”


‘È un rapimento! Non sono affari miei? Dovrei chiamare la polizia.'Ma avevo il cellulare scarico. Un uomo con un distintivo che lo indicava come una guardia di sicurezza dell'ospedale si avvicinò e ci disse di smetterla di urlare.In quel momento, finalmente mi infuriai. Sentii me stesso urlare aspramente, ‘Non avete coscienza! Nessuna coscienza! Nessuna——COSCIENZA!


恍惚中,我穿过人群恍惚中,我穿过人群


Presi a camminare tra la folla sentendomi venir meno.