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domenica 21 ottobre 2012

Lettre de Jila D'Evine à Redjaï-Shahr - Lettre de Jila Banyaghoub à son mari Bahman Ahmadi-Amoui


Mon très cher Bahman,

Voilà deux mois que je ne t’ai pas vu ; deux mois depuis ma dernière visite à la prison de Redjaï Shahr ; tu m’avais regardé derrière ces barreaux de fer et ces fenêtres à double vitrage. J’ai oublié de te dire combien j’étais hésitante et sceptique avant de me rendre à cette dernière visite. J’avais même envisagé de me présenter à la prison d’Evine quelques jours en avance pour éviter le jeudi, jour de visite à Redjaï Shahr. En me lisant, tu seras peut-être surpris, alors je vais t’expliquer pourquoi cette visite pour te dire au-revoir m’étais si pénible. Je savais bien qu’il nous faudrait attendre au moins un an avant de nous revoir. Tu t’imagines ? Toute une année ! J’avais peur de ne pas avoir le courage de te dire au-revoir pour toute une année. J’avais peur de craquer, de pleurer et que ce soit cette image de moi qui te hante pendant une année entière. J’ai fini par surmonter mes peurs et je me suis forcée à venir te voir.

Le bureau du procureur et les fonctionnaires de la pénitentiaire ont refusé d’autoriser une femme qui allait rentrer en prison de voir son mari incarcéré une dernière fois en face à face. Il fut un temps où ce genre de restrictions m’aurait choqué, mais désormais, rien ne me surprend plus. Et toi, es-tu surpris ?

Hélas, cette dernière visite a eu lieu dernière des fenêtres à double vitrage et des barreaux de fer à la prison de Redjaï Shahr. Comme lors de beaucoup d’autres visites, tu portais ton tee shirt vert. Le vert te va bien. Tu disais toujours : « Jila, je sais que tu aimes vraiment le vert, alors je porterai ce tee-shirt les jours de visite ! » Nous n’avions que 20 minutes et nous parlions très vite tous les deux comme pour faire entrer tout ce qu’il fudrait nous dire durant les 20 prochains mois dans les 20 minutes que nous avions. C’était si difficile ! Comme tu as bien sûr une plus grande expérience de la vie derrière les barreaux, tu me donnais des conseils sur ce que je devrais faire pour rendre plus supportable ma peine de prison à venir. Tu me parlais de l’importance de l’exercice, de la nécessité de lire et d’étudier, d’un peu d’air frais chaque jour. Tu me recommandais même quelques livres qui, selon toi, étaient particulièrement agréables à lire derrière les barreaux. Je répétais : « Bahman, ne t’inquiète pas tant pour moi et pour cette année que je vais passer derrière les barreaux, ça aussi se passera bien. » Dieu seul sait mon état de nervosité ce jour-là, peur que l’un de nous ne craque, ne pleure. Les 20 minutes sont passées et aucun de nous n’a pleuré. A la fin de l’entretien, j’ai posé la main sur ces maudits double-vitrages, et tu as posé la tienne de l’autre côté, un geste supposé démontrer la profondeur de nos sentiments, plus qu’une étreinte ou un baiser. Ce fut la fin de la visite. Tu t’es levé et tu t’es éloigné tandis que je te regardais marcher loin de moi de derrière ces fenêtres et ces barreaux de fer. Quand j’ai été sûre que tu ne me voyais plus, j’ai relâché la pression et j’ai sangloté doucement, les larmes m’inondant le visage. Je ne sais pas comment tu te sentais alors que tu t’éloignais de moi.

Mon premier jour à Evine, je suis passée à côté du bloc 350 en me rendant au bloc des femmes, ce qui m’a remplie de joie. C’est l’endroit où tu as passé trois ans de ta vie. J’avais toujours voulu le voir, même de loin au moins une fois dans ma vie. Et maintenant je vis à côté de ce même bloc où tu étais encore détenu il y  a quelques semaines. Comme tu le sais, le bloc des femmes est tout à côté du bloc 350 où les prisonniers politiques sont détenus. Parfois, on entend les voix fortes de tes anciens compagnons de cellule de l’autre côté du mur. A chaque fois, cela me rappelle la lettre que tu m’avais écrite et dans laquelle tu me disais avoir entendu la voix des prisonnières ce qui te faisais m’imaginer au milieu d’elles, sachant que je serai bientôt parmi elles ; et maintenant j’y suis mais tu n’es plus de l’autre côté du mur.
Les images, les murs et les incidents me semblent familiers. Ils me semblent familiers car ces trois dernières années, tu m’as souvent écrit sur ces sujets ou bien tu me les as décrits durant ces visites en prison qui se déroulaient dans des cabines téléphoniques. Et aujourd’hui, j’en fait directement l’expérience. Tu m’avais même parlé de la lune dans le ciel au-dessus de la prison d’Evine. Hier soir, j’étais assise quand Shabnam Madadzadeh a crié : « Sortez toutes et venez voir comme la lune est belle ce soir. » Je me suis alors rappelé que tes amis et toi vous aviez l’habitude de vous asseoir dans la cour du bloc 350 d’Evine pour regarder la lune. J’ai suivi Shabnam dans ce petit endroit où l’on prend l’air dans le bloc des femmes et j’ai fixé la lune qui semblait parfois embrasser un nuage gris puis redevenait claire et brillante quelques instants plus tard.

« J’aime la lune depuis mon enfance ! Tu vois, la lune est si belle. Quand j’étais à la prison de Redjaï Shahr, je ne pouvais pas voir la lune. Je me rappelle combien elle me manquait et puis soudain, un jour, au travers de plusieurs portes et barreaux de fer, j’ai aperçu la lune. Une sensation qui m’a comblée ! » m’a expliqué Shabnam.

J’essaie d’écrire une courte relation de mes journées à Evine pour que tu te rendes compte, comme tu me l’avais dit, que les journées ici ne sont pas si terribles. Nos journées sont calmes. La plupart des prisonnières suivent rigoureusement leurs études, pratiquent un sport, un artisanat ou enseignent une langue étrangère. La plupart des prisonnières ont bon moral, ce qui me donne de l’énergie. Je suis pleine d’espoir quand je vois l’énergie de Bahareh Hedayat, son énergie, sa vitalité et sa détermination malgré sa lourde peine. L’énergie me vient de femmes comme Mahvash Shahriari et Fariba Kamalabadi qui purgent toutes deux une peine de 20 ans ; des femmes qui n’ont pas eu de liberté provisoire ces dernières années mais restent néanmoins calmes et patientes. Je suis motivée par la présence de Nasrine Sotoudeh qui a passé presque trois ans en prison sans une seule journée de permission. Etant donné que nous sommes relativement nouvelles à Evine, Shiva, Mahsa et moi n’avons pas le droit de nous montrer impatientes ou de manquer de vitalité ou d’énergie. Nous lisons comme elles, nous faisons de l’exercice et restons patientes derrière les barreaux.

Le bloc des femmes d’Evine abrite actuellement 33 prisonnières politiques. On a transféré Faezeh vers minuit et demi. A minuit, c’est l’extinction des feux. Nous sommes toutes couches, ou bien nous dormons, ou bien nous lisons. Le transfert d’une nouvelle prisonnière si tard dans la nuit n’est pas ordinaire, la plupart des transferts ont lieu durant les heures de bureau. Quand Faezeh est arrivée nous nous sommes toutes levées. Chacune se demandait ce qui s’était passé et pourquoi la fille de Hashemi Rafsandjani était transférée à Evine à cette heure de la nuit. Faezeh, très excitée, nous a raconté son arrestation et son transfert à Evine. Nazanine Deyhimi a été transférée à Evine vers 15h00. C’est la fille de l’écrivain et traducteur célèbre Derakhsan Deyhimi.

Il y a peu de différences entre le jour et la nuit derrière les barreaux. L’arrivée d’une nouvelle prisonnière y est donc considérée comme un évènement qui fait beaucoup de bruit dans le bloc. Les nouvelles arrivantes apportent un souffle de vie de l’extérieur. Les anciennes commencent par demander aux nouvelles de parler des raisons de leurs arrestations et finissent habituellement par demander ce qu’il y a de nouveau, comment ça va dehors et les derniers développements et les dernières analyses.

Nous sommes 33 femmes d’opinions différentes et quelquefois opposées dans le bloc des femmes d’Evine. Certaines soutiennent le Mouvement Vert, d’autres sont bahaïes, chrétiennes nouvellement converties ou membres des Moudjahidines du Peuple. Bahman, mon chéri, ce qui me plait le plus dans cette prison c’est que toutes ces personnes différentes et quelquefois opposées coexistent en paix. Nous nous asseyons ensemble, nous partageons nos repas, nous discutons ensemble. Je trouve cette coexistence pacifique extrêmement gratifiante. Mon expérience derrière les barreaux m’a donné espoir qu’un jour un modèle similaire soit mis en place dans toute la société. J’espère le jour où hommes et femmes de croyances politiques et religieuses différentes vivent ensemble sans avoir besoin de s’éliminer les uns les autres ou de se conduire en ennemis à cause de différences d’opinion, de religion ou d’idéologie politique.
Si une telle coexistence est possible en prison, pourquoi ne le serait-elle pas dans tout notre pays bien-aimé ? Je suis pleine d’espoir qu’un jour nous verrons cette société en Iran et je sais que de meilleurs jours viendront.

Tu me manques et je t’aime plus que jamais.

Jila Baniyaghoub – Bloc des femmes de la prison d’Evine

P.S. : Je ne veux pas dire qu’il n’est jamais difficile de vivre ensemble à Evine. Il va sans dire que nous avons notre part de désagréments et de disputes. Mais ce qui est important c’est que nous les résolvons par la discussion et le dialogue.

Collectif Francophone pour un IRAN libre et démocratiqueCollectif Francophone pour un IRAN Libre et Démocratique

martedì 12 giugno 2012

Nasrin Sotoudeh in prigione



Carcere di Evin, dietro il vetro una donna coraggiosa che si batte per il rispetto dei diritti umani e dello stato di diritto e per questo incarcerata, di fronte a lei i suoi due figli Nima et Mehraveh.

mercoledì 7 marzo 2012

Free NASRIN SOTOUDEH




in Iran, molte persone sono scese in strada a Teheran e in altre città il 14 febbraio 2011 in risposta all'invito del leader dell'opposizione Mir Hossein Mousavi e Mehdi Karroubi per mostrare solidarietà con le rivolte in Egitto e Tunisia. I due leader sono agli arresti domiciliari, mai ufficializzati, da allora. Le persone sono scese in piazza nonostante le minacce del governo, gli arresti preventivi e l'incremento delle esecuzioni, i tentativi del governo di scoraggiare le proteste. Le forze di sicurezza hanno risposto con un'ulteriore repressione, uccidendo almeno due persone il 14 febbraio e una persona il giorno dopo.

Le attiviste iraniane stanno pagando un alto prezzo per le loro attività politiche pacifiche o in favore dei diritti umani. Nel gennaio 2011, l'avvocatessa per i diritti umani, Nasrin Sotoudeh è stata condannata per "atti contro la sicurezza nazionale", "propaganda contro il regime" e per la sua appartenenza al Centro per i difensori dei diritti umani (Chrd) - organismo istituito dal Premio Nobel per la pace Shirin Ebadi. Nasrin Sotoudeh è stata condannata a undici anni di carcere, poi ridotti a sei anni durante l'appello. Ora è nel carcere di Evin, Teheran.
Nasrin Sotoudeh deve essere immediatamente e incondizionatamente rilasciata, essendo detenuta solo per aver pacificamente esercitato i suoi diritti alla libertà di espressione e di associazione nel corso del suo lavoro. 


FIRMA L'APPELLO DI AMNESTY INTERNATIONAL

venerdì 13 maggio 2011

Iran: Hengameh Shahidi deve essere rilasciata!

Hengameh Shahidi, giornalista e attivista politica, è stata accusata di "propaganda contro il sistema" e "assemblea e complotto" per aver manifestato e scritto articoli. Sta scontando una condanna a sei anni di carcere ed è stata torturata. Chiedi il suo rilascio!

lunedì 14 febbraio 2011

IRAN HUMAN RIGHTS: ALMENO 546 GIUSTIZIATI IN IRAN NEL 2010

Sono almeno 546 le persone giustiziate in Iran nel 2010, tra queste due minori e almeno 8 donne.


A rivelarlo è il Rapporto annuale stilato dalla Ong internazionale Iran Human Rights (Ihr) e presentato oggi in una conferenza stampa ad Oslo in Norvegia.

Secondo il documento si tratta del numero più alto di esecuzioni dal 2000 ad oggi. Un numero che, per il portavoce della Ong, Mahmood Amiry-Moghaddam, «è destinato a crescere nel 2011, superando di gran lunga il livello di allarme. Diversi prigionieri politici e non politici sono in imminente pericolo di esecuzione».

Delle 546 esecuzioni riportate nel rapporto, «solo il 57% è stato confermato da fonti ufficiali» mentre i restanti casi sono stati riferiti «da fonti interne all'Iran, tra cui diverse organizzazioni per i diritti umani», ha precisato Ihr.


Gran parte delle esecuzioni non confermate ufficialmente ha avuto luogo nella provincia del Razavi Khorasan - nell'Iran nordorientale - in particolare nel penitenziario della città di Mashhad. Lì, secondo fonti interne al carcere, nel solo periodo di febbraio-aprile sono stati giustiziati 50 prigionieri. Mentre, in tutto il Paese, il mese con il più alto numero di casi è stato quello di agosto, quando circa 200 persone sono stare messe a morte.

Il 66% dei giustiziati era stato accusato di traffico di droga, mentre il 13% era stato arrestato con l'accusa di essere «nemico di Dio, ovvero coinvolto in scontri armati contro le autorità».

L'Ong ha evidenziato che solo nel 32% dei casi le autorità hanno fornito nome e cognome di chi è stato messo a morte. Rispetto al 2009, sono state giustiziate quasi 150 persone in più e - è l'allarme di Ihr - nel 2011 potrebbe andare ancora «peggio» visto che nel mese di gennaio già «85 prigionieri» sono stati messi a morte.

“Chiediamo alle Nazioni Unite di inviare immediatamente un suo Special Rapporteur in Iran”, ha aggiunto Amiry-Moghaddam.

martedì 30 novembre 2010

World’s youngest detained blogger on trial in northern Iran

The world’s youngest detained blogger, 18-year-old Navid Mohebbi, is currently being tried behind closed doors before a revolutionary court in the northern city of Amol. His lawyer is not being allowed to attend the trial, which began on 14 November.

Arrested at his home in Amol on 18 September by eight intelligence ministry officials, Mohebbi is facing the possibility of a long prison sentence. A women’s rights activist who keeps a blog called “The writings of Navid Mohebbi” (http://navidmohebbi3.blogfa.com/), he had been summoned and questioned several times by various intelligence services in the past year. He was beaten at the moment of his arrest and has been held in cell with ordinary offenders ever since.

Mohebbi has been accused of “activities contrary to national security” and “insulting the Islamic Republic’s founder and current leader (...) by means of foreign media.” He has also been accused of being member of the “One Million Signatures” movement, a campaign to collect signatures to a petition for changes to laws that discriminate against women.

One the movement’s leaders, Sussan Tahmassebi, who edits the English-language version of the “Change for Equality” website, received the Alison Des Forges award from Human Rights Watch on 16 November for her activities of behalf of human rights.

She told Reporters Without Borders: “I dedicate this prize to all the human rights activists and women’s rights activists in Iran, especially those who are currently in prison, hoping to be freed soon. This prize will given them encouragement.”

Mohebbi’s case is not isolated. Many Iranian netizens have been arrested, prosecuted or convicted. Ten of them are currently in prison in Iran. One of the detained bloggers is Ahmad Reza Ahmadpour, a cleric and editor of the “Silent Echo” website (http://www.pejvak-kh.com), who has been held since 27 December 2009 in the religious city of Qom.

He is serving a one-year sentence on charges of “disseminating false information attacking the government” and “discrediting the Shiite clergy.” He went on hunger strike last year in protest against his prison conditions and sent an open to UN secretary-general Ban Ki-moon.

Until Mohebbi’s arrest, the world’s youngest blogger in detention was the Syrian high school student Tal Al-Mallouhi, who was 18 when she was arrested on 27 December 2009 after responding to a summons from a Syrian intelligence agency. She is still being held by the intelligence agency although no charge has so far been brought against her.

(Fonte: RSF)

lunedì 6 settembre 2010

IRAN: IHR, CENTINAIA DI ESECUZIONI NEL CARCERE DI MASHHAD NELL’ULTIMO ANNO


Sarebbero centinaia le esecuzioni capitali effettuate nell’ultimo anno nel carcere Vakilabad di Mashhad, nell'Iran nord-orientale, rivela 'Iran Human Rights' (Ihr), ong che si batte contro la pena di morte nella Repubblica Islamica.
Fonti iraniane citate da Ihr riferiscono che le esecuzioni a Mashhad hanno avuto luogo in segreto e senza preavvisare né i detenuti né i loro familiari. La maggior parte dei giustiziati, riferisce il sito web di Ihr, era stata riconosciuta colpevole di reati legati alla droga.
"Ci sono riscontri su esecuzioni di massa", ha affermato Mahmood Amiry-Moghaddam, portavoce di Ihr, riferendosi alle voci sempre piu' insistenti su quanto sta accadendo a Valikabad.
"Decine, forse centinaia di detenuti, e noi riteniamo siano centinaia, sono in pericolo di imminente esecuzione", ha aggiunto l'avvocato invocando "l'intervento della comunita' internazionale, in particolare dell'Onu, affinché invii lo Special Rapporteur per indagare su queste testimonianze".
Le rivelazioni delle fonti citate da 'Ihr' su esecuzioni di massa a Mashhad trovano conferma nella testimonianza pubblicata circa due settimane fa dal sito web d'opposizione 'Green Voice of Freedom', secondo cui sarebbero stati giustiziati 70 prigionieri senza preavviso.
Uno studente di teologia vicino all'ex presidente riformista Mohammad Khatami, Ahmad Ghabel, che ha trascorso 170 giorni nel carcere di Vakilabad ed è stato rilasciato a giugno, ha detto essere almeno 50 le persone giustiziate nel carcere nel periodo della sua detenzione.
Il 10 aprile – ha aggiunto Ghabel - 35 prigionieri sono stati impiccati a Vakilabad. Di queste esecuzioni solo cinque sono state riportate dalla stampa ufficiale.
Secondo diverse fonti, nelle carceri iraniane si sta eseguendo il piano del capo della magistratura, l'ayatollah Sadeq Larijani, che avrebbe inviato una lettera riservata alla Guida Suprema, l'ayatollah Ali Khamenei, chiedendogli il proprio avallo politico per rendere esecutive 1.120 sentenze di morte gia' emesse dai tribunali del Paese.

(Fonte: Nessuno Tocchi Caino)

giovedì 2 settembre 2010

IRAN: SAKINEH, FINTA ESECUZIONE PER TORTURARLA


Il 31 agosto 2010 le autorità del carcere iraniano in cui è rinchiusa Sakineh Mohammadi Ashtiani hanno annunciato alla donna che sarebbe stata impiccata il giorno seguente, cosa che non è poi avvenuta, ha denunciato al giornale inglese The Guardian il figlio della Ashtiani.
In base alla falsa comunicazione data alla donna il 28 luglio, l’impiccagione sarebbe dovuta avvenire la mattina seguente all’alba.
La Ashtiani, che è stata condannata alla lapidazione per adulterio, ha messo per iscritto le proprie volontà ed ha abbracciato i compagni di cella nel carcere di Tabriz all’approssimarsi della chiamata per la preghiera del mattino, quando cioè si aspettava di essere portata al patibolo.
“Le pressioni internazionali hanno finora evitato che le autorità iraniane eseguissero la condanna a morte, ma la stanno uccidendo ogni giorno in tutti i modi possibili”, ha detto al giornale uno dei due figli della Ashtiani, il 22enne Sajad.
L’annuncio alla donna della finta esecuzione è giunto dopo che per giorni le autorità carcerarie hanno negato a familiari ed avvocati la visita alla prigioniera.
Ai suoi bambini è stato detto che la donna non voleva vederli mentre a lei è stato detto che nessuno aveva chiesto di incontrarla.
Sajad è venuto a conoscenza di questo ultimo episodio di violenza psicologica contro sua madre da una telefonata avuta con lei ieri.
“Sono furiosi per la mobilitazione internazionale in favore di mia madre, così si vendicano contro di lei”, ha detto. “Più sono le pressioni provenienti dall’estero, più loro la maltrattano”.
La Ashtiani, 43 anni, ha già subito 99 frustate per aver avuto “una relazione illecita fuori dal matrimonio” nel 2006, ma un altro tribunale ha riaperto il suo caso dopo l’omicidio di suo marito. La donna è stata assolta dall’accusa di omicidio ma giudicata colpevole di adulterio e condannata alla lapidazione.
Da quando il suo caso è alla ribalta internazionale, le autorità iraniane la indicano come complice nell’omicidio di suo marito, nonostante il suo avvocato Houtan Kian, nominato dal governo, abbia accusato le stesse autorità di aver inventato accuse contro di lei.
Sajad crede che l’unico motivo per cui sua madre è ancora viva sia la mobilitazione internazionale per il suo rilascio. “Prego che tutti nel mondo continuino a sostenerla, è l’unico modo utile per evitarle l’esecuzione”.
In un incontro avuto oggi nell’ufficio della magistratura della sua città, a Sajad è stato detto che il fascicolo relativo all’omicidio di suo padre è andato perso. “Stanno mentendo sulle accuse mosse a mia madre. Lei è stata assolta rispetto all’omicidio di mio padre, ma ora il governo sta presentando la propria falsa versione”.
La settimana scorsa l’abitazione dell’avvocato Kian è stata rovistata da agenti in borghese e diversi documenti, compreso quello che attesta l’assoluzione di Sakineh nel caso dell’omicidio del marito, sono stati confiscati.
Da allora le autorità hanno reso impossibile reperire una copia della sentenza. “Stanno distruggendo tutti i documenti ufficiali”, denuncia Sajad, “perché sanno che contengono molte discrepanze e contraddizioni”.

domenica 8 agosto 2010

SAKINEH ASHTIANI


Sakineh Ashtiani potrebbe essere giustiziata in Iran per adulterio proprio in questi giorni, ma ci sono due uomini che possono ancora salvarla: i leader di Brasile e Turchia.

Il Presidente Lula e il Primo ministro Erdogan sono importanti alleati dell'Iran, paese in cui godono di un grande rispetto, e ambedue hanno stigmatizzato il caso. Dobbiamo fare in modo che usino tutti i loro mezzi diplomatici per convincere l'Iran a liberare Sakineh e a fermare le lapidazioni per sempre.

Avaaz sta lanciando una campagna sui principali giornali turchi e brasiliani per chiedere ai due paesi di fare pressione sull'Iran affinché prevalgano l'umanità e la giustizia. Le inserzioni che pubblicheremo sui giornali pubblicizzeranno il mezzo milione di firme che abbiamo già raccolto, saranno lette dagli addetti ai lavori e si rivolgeranno direttamente alla leadership e all'autorità morale esercitate da Lula e Erdogan. Se anche solo 5000 di noi doneranno una piccola somma nelle prossime 72 ore, riusciremo a farci sentire prima che sia troppo tardi. Questa potrebbe essere l'ultima speranza per Sakineh - clicca qui per dare il tuo contributo

https://secure.avaaz.org/it/save_sakinehs_life/?vl

Quella di Sakineh è stata una sentenza farsa. E' stata condannata a morte per lapidazione per presunte relazioni extraconiugali, nonostante suo marito sia morto anni fa, la lapidazione sia illegale e nonostante lei non fosse in grado di parlare la lingua del processo. I suoi due figli hanno lanciato una campagna per salvarle la vita che ha generato un'indignazione mondiale, compresi i 554.000 membri di Avaaz. Con questa pressione addosso, il governo iraniano ha revocato la lapidazione, ma la condanna a morte ancora persiste.

Tutta questa attenzione, inoltre, ha innervosito il regime iraniano, che ha minacciato di arrestare i suoi figli, mentre l'avvocato di Sakineh si è dovuto nascondere ed è stato successivamente catturato in Turchia e sua moglie è tenuta ostaggio in Iran senza nessun capo d'imputazione.

Ma Lula e Erdogan godono di un grande rispetto in Iran e possono influenzare il regime. E loro ci ascoltano. Lula aveva inizialmente detto che non si sarebbe interessato del caso. Ma dopo che un suo assistente lo ha informato dell'enorme campagna on-line in corso, ha cambiato idea: dapprima ha offerto asilo politico a Sakineh, poi ha suggerito alle autorità iraniane di annunciare che il caso si sarebbe risolto velocemente. Sappiamo inoltre che Lula presta molta attenzione alle campagne di Avaaz: nonostante una forte opposizione nel paese, quest'anno i membri in Brasile sono riusciti a convincerlo a firmare due leggi, una che protegge l'Amazonia e un'altra contro la corruzione.

Nelle ultime due settimane oltre 554.000 di noi hanno firmato la petizione per salvare Sakineh e per fermare le lapidazioni in Iran. Ci sono rimasti pochissimi giorni per convincere Lula e Erdogan a prendere in mano la situazione: potrebbe essere l'ultima nostra speranza per salvare Sakineh. Diamo tutti un piccolo contributo e facciamo sì che ascoltino il nostro appello e agiscano:

https://secure.avaaz.org/it/save_sakinehs_life/?vl

Il caso di Sakineh ha indignato il mondo intero per la sua incredibile brutalità e ingiustizia. Ma nella nostra battaglia per una donna ci stiamo battendo anche per tutte le donne, e per le persone in generale. Nel difendere un singolo essere umano difendiamo il diritto di tutti ad essere sottoposti a una giustizia equa.

I figli di Sakineh hanno lanciato un ultimo appello: "Non permettete che il nostro incubo diventi realtà. Proprio oggi, quando ogni speranza sembra perduta, ci rivolgiamo a voi. Aiutate nostra madre a ritornare a casa!". Clicca qui per rispondere alla loro richiesta di aiuto, e fai sì che anche Lula e Erdogan facciano lo stesso:

https://secure.avaaz.org/it/save_sakinehs_life/?vl

Con speranza e determinazione,

Alice, Pascal, Alice W, Ricken, David, e tutto il Team di Avaaz

lunedì 19 aprile 2010

Motahareh Bahrami condannata a morte


Una dimostrante arrestata in Iran a seguito delle manifestazioni di protesta dell’Ashura, avvenunte nel 2009, è stata condannata a morte, riportano siti della resistenza iraniana.
Si tratta di Motahareh Bahrami, arrestata più di quattro mesi fa insieme al marito, al figlio e a due amici di famiglia, e accusata dalle autorità iraniane di essere legata ai Mujahedin del Popolo dell’Iran, organizzazione che Teheran considera terrorista.
La donna è attualmente reclusa nella sezione femminile del carcere di Evin, situato nel settore nord-occidentale della capitale iraniana, ed è in attesa della sentenza d’appello.
La manifestazioni dell’Ashura, importante festività sciita, si svolsero lo scorso 27 dicembre per protestare contro la rielezione del presidente Mahmoud Ahmadinejad.
Quel giorno si verificarono numerosi scontri tra dimostranti e forze di polizia in tutto l’Iran.
In base alle agenzie di stampa internazionali furono più di 550 i manifestanti arrestati.
Secondo le stesse fonti governative, al termine degli scontri con le forze di sicurezza centinaia di manifestanti sono stati arrestati e almeno sette sono rimasti uccisi. Teheran ha accusato le potenze occidentali di aver fomentato la rivolta e di aver fornito sostegno ai manifestanti.

(Nessuno Tocchi Caino)

domenica 28 febbraio 2010

DISSIDENTI, GOVERNO UCCIDE PER METTERE PAURA


Nel 2009 le esecuzioni capitali in Iran sono state 402, il 20% in piu' rispetto all'anno precedente, secondo il Rapporto 2009 del network internazionale Iran Human Rights.
Il documento è stato presentato a Bari da Mahmood Amiry-Moghaddam, portavoce di IHR, nell'ambito di 'Primavera dei diritti', evento culturale su diritti civili e umani nel mondo organizzata da Regione Puglia e Teatro pubblico pugliese.
Le 402 esecuzioni dello scorso anno, quasi tutte mediante impiccagione mentre si sa per certo della lapidazione di un uomo, sono l'apice di un crescendo iniziato nel 2007, quando le esecuzioni erano state 317. Tra i giustiziati ci sono 13 donne e almeno cinque giovani di età inferiore ai 18 anni al momento dell’esecuzione o del reato. Come Delara, accusata a 17 anni di omicidio e sempre proclamatasi innocente, che sei anni dopo e' stata prelevata da casa, all'insaputa di familiari e avvocati, e giustiziata.
'Stanno per uccidermi' le uniche parole che e' riuscita a dire al telefono alla madre prima di essere portata via.
Le esecuzioni capitali, ha riferito Amiry-Moghaddam, ufficialmente hanno riguardato 140 persone condannate per traffico di droga, 56 per omicidio, 31 per 'moharebeh' (guerra contro Dio), due per atti contro la morale.
Tra i giustiziati ci sono presunti innocenti (come Behnoud, condannato per un delitto che ha sempre detto di non aver commesso e la cui esecuzione è stata rinviata cinque volte) e dissidenti (Kouhyar, 26 anni, era studente del Politecnico di Teheran prima di essere espulso dall'Universita', arrestato e impiccato perche' scriveva contro il regime e la pena di morte su Facebook).
'Esecuzioni arbitrarie - ha detto Amiry-Moghaddam - effettuate per procurare terrore'.
Le esecuzioni infatti hanno avuto un picco a ridosso delle elezioni iraniane del giugno scorso (50 esecuzioni a maggio, 94 a luglio, delle quali 50 nella sola Teheran), inoltre, nonostante una ordinanza governativa del 31 gennaio 2008 sostanzialmente le vietasse, le impiccagioni in pubblico l'anno scorso sono state nove.
Quando la folla di dissidenti, com'e' accaduto il 22 dicembre, e' riuscita a liberare due condannati a morte, questi sono stati catturati poco dopo dalla polizia e impiccati in carcere.

martedì 13 ottobre 2009

GIUSTIZIATO UN ALTRO MINORENNE


Un ragazzo di 21 anni, Behnoud Shojaee, è stato impiccato all’alba nella prigione di Evin a Teheran per un omicidio commesso quando aveva 17 anni e del quale si dichiarava innocente.
Behnoud Shojaie era stato ritenuto colpevole di aver ucciso un ventenne di nome Omid durante una lite avvenuta in un parco nel giugno del 2005 che aveva coinvolto una dozzina di giovani. La condanna a morte è arrivata nel 2006 ed era stata confermata dalla Corte suprema l’anno successivo.
Dopo la condanna a morte, a fine 2007 Behnoud è stato difeso dall’avvocato Mohammad Mostafaei, che gratuitamente aiuta i minorenni nel braccio della morte in Iran.
Nel 2008 le autorità avevano mandato a morte Behnoud quattro volte e un’altra volta nell’agosto 2009, mettendolo in isolamento a Evin per alcuni giorni, come fanno di solito prima dell'impiccagione. Poi tutte le volte l’esecuzione era stata rimandata – forse anche grazie alla pressione internazionale.
Due volte era stata rinviata quando lui era a pochi secondi dall’essere impiccato, già fuori, nel cortile, con il cappio pronto.
L'ex capo del sistema giudiziario iraniano, l'ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi, aveva sospeso la pena chiedendo ai genitori della vittima se volessero perdonare l'assassino.
Ma il “prezzo del sangue” per Behnoud era proibitivo e alcuni intellettuali e artisti iraniani avevano lanciato una campagna per lui. Avevano raccolto 100 milioni di toman (70mila euro), convincendo la famiglia di Omid a concedere il perdono.
Ma il tribunale ha chiuso il conto bancario e convocato gli artisti minacciandoli di incriminazione: “Nuocete all’atmosfera politica del Paese e alla famiglia.” I genitori di Omid si sono tirati indietro.
Ai genitori stessi è stato permesso di impiccare con le proprie mani Behnoud nella famigerata prigione di Evin. La notte prima dell’esecuzione centinaia di iraniani si erano riuniti davanti alla prigione di Evin, sperando di convincere le autorità a rinviare ancora una volta l’esecuzione.
Con quest'ultima esecuzione sale a 5 il numero dei minorenni giustiziati in Iran nel 2009. Erano stati almeno 13 nel 2008 e 8 nel 2007.

(Fonte: Nessuno Tocchi Caino)

lunedì 12 ottobre 2009

DIRITTI UMANI NEGATI

Le immagini delle forche erette a Teheran, che appaiono oggi su Repubblica, sono agghiaccianti nella loro totale disumanità: tre corpi che oscillano appesi ad una sorta di enormi gru. Ieri, ad una forca come quella è stato appeso un ragazzo di ventun'anni, colpevole di aver ucciso in una rissa un suo coetaneo quando aveva solo diciassette anni, giustiziato nonostante le proteste del Paese e delle Associazioni internazionali. Altri 114 adolescenti attendono in carcere il momento dell'esecuzione. Ma fra poco, non sappiamo quando e ancora speriamo che la mobilitazione del mondo le fermi, saranno impiccati tre oppositori rei di aver manifestato contro le elezioni truccate di Ahmadinejad. Come si svolgano i processi, ce lo diceva ieri su Il Sole la scrittrice Azar Nafisi: confessioni tutte uguali, volti disfatti, stremati dalle torture. Un sistema totalitario che ci ricorda quello staliniano, i processi contro Bucharin, Buio a Mezzogiorno di Arthur Koestler. Ha ragione Emma Bonino: nell'agenda per discutere con l'Iran, oltre al nucleare, ci deve essere anche il rispetto dei diritti umani. E prima di ogni altra cosa, sono i paesi che si proclamano democratici, e che lo sono davvero, a dover abolire la pena di morte: per poter alzare alta la voce di fronte a regimi come questi, senza dover celare i loro scheletri negli armadi.

Anna Foa, storica

ATOMICA BARBARIE


Un uomo è stato impiccato per adulterio e omosessualità, mentre sua moglie è in attesa di essere lapidata per essersi prostituita, a causa delle condizioni di povertà della famiglia. Lo ha reso noto il loro avvocato, l’attivista per i diritti umani Mohammad Mostafai. L’uomo, Rahim Mohammadi, è stato impiccato a Tabriz, nel nord-ovest del Paese. Sua moglie, Kobra Babai, dovrebbe invece essere messa a morte tramite lapidazione nei prossimi giorni.
L’avvocato Mostafai ha detto che né lui né la famiglia di Rahim Mohammadi erano stati avvisati dell’imminente impiccagione e che i congiunti hanno ricevuto da un altro detenuto la notizia che l’uomo era stato messo a morte. Il legale ha spiegato che Rahim Mohammadi e Kobra Babai, sposati da circa 16 anni e con una figlia di 11, vivevano in condizioni di estrema povertà ed erano costretti a ricorrere all’assistenza economica di organizzazioni statali. Alcuni impiegati di queste organizzazioni avrebbero offerto ulteriore denaro all’uomo per poter avere rapporti sessuali con Kobra, e lui avrebbe accettato. La donna sarebbe stata quindi fatta prostituire con una quarantina di uomini, secondo quanto reso noto dall’avvocato Mostafai. E per questo è stata condannata alla lapidazione.
In un primo tempo Mohammadi era stato condannato solo per adulterio, condanna che prevede l’esecuzione tramite lapidazione, poi è stato riconosciuto colpevole anche di rapporti omosessuali (Lavat) con un vicino di casa reoconfesso, il che avrebbe comportato l’impiccagione come metodo di esecuzione. Secondo il legale, l’accusa di “rapporti anali” con un uomo era stata respinta da Mohammadi e ritrattata dal suo accusatore, ed è stata mossa solo al fine di cambiare modalità di esecuzione per timore delle proteste che la lapidazione avrebbe potuto suscitare fra gli attivisti per i diritti umani e nella comunità internazionale.
Rahim Mohammadi era stato anche sottoposto alla fustigazione alcuni giorni prima dell’esecuzione ed è stato impiccato con il corpo martoriato per le frustate ricevute.

(Fonte: Nessuno tocchi Caino)

domenica 28 giugno 2009

Silenzio di tomba


Una settimana di scontri a Teheran non ha suscitato né manifestazioni di solidarietà, né un gesto collettivo. Deve essere stato eccitante, per alcuni, avvertire l’ebbrezza del silenzio. Tra questi, qualcuno, non pago, ha invitato tutti noi a perseverare in quella pratica giudicandola virtuosa. Alle volte la realtà, in un colpo solo, esprime tutta la complessità del tempo presente: mette a nudo le nostre miserie, e dà forma ai desideri più inconfessati.

David Bidussa, storico sociale delle idee

domenica 21 giugno 2009

TEHERAN SPARI SULLA FOLLA, UNA RAGAZZA MUORE



I suoi occhi che ci guardano, le grida del padre, il suo sangue che bagna via Amirabad a Teheran. Lottava a mani nude per la libertà del suo Paese, aveva 16 anni si chiamava NEDA.

martedì 16 giugno 2009

STAREMO A GUARDARE ?






L’occidente ha l’obbligo di aiutarli



di Bernard-Henri Lévy
Siamo di fronte a brogli elettorali su scala massiccia, oppure no? A una nuova forma di colpo di Stato, oppure no? E come interpretare queste strane elezioni, i cui risultati sono stati annunciati dalle agenzie di stampa legate alle milizie filogovernative ancor prima che gli scrutini fossero terminati? Nell’assenza di osservatori internazionali, dato che gli scrutatori inviati dagli oppositori di Ahmadinejad sono stati cacciati dai seggi a colpi di manganello, e visto il clima di terrore, è difficile pronunciarsi con certezza. Ma tre punti, in ogni caso, restano fermi.
1) Le elezioni iraniane sono state democratiche solo in apparenza. Mir Hossein Mousavi, il principale antagonista di Ahmadinejad, è comunque anche lui figlio del sistema. A proposito del «diritto» dell’Iran al nucleare, le sue posizioni non differiscono poi tanto da quelle del presidente riconfermato.
Interrogato sulle dichiarazioni negazioniste dell’avversario, Mousavi non ha esitato ad affermare: «Ammettendo che ci sia stato lo sterminio degli ebrei in Germania (notate la sottigliezza di quel 'ammettendo che'...), cosa c’entra l’Olocausto ebraico con il popolo oppresso della Palestina, vittima dell’olocausto di Gaza?» (E già questo dice tutto...). In altre parole, un Gorbaciov iraniano non è ancora sceso in lizza. L’uomo capace di avviare un’autentica perestroika resta inconcepibile, e tuttora inesistente, in una repubblica islamista che oggi appare più blindata che mai. Gli osservatori che commentavano l’«alternativa» proposta da Mousavi per l’appunto, già primo ministro di Khomeini, oltre che direttore onnipotente dell’equivalente iraniano della Pravda, peccavano per ingenuità — un po’ come quelli che, ai tempi dell’Unione Sovietica trionfante, discettavano sulle impercettibili lotte tra fazioni in seno a un apparato abilissimo, anch’esso, nell’inscenare la sua stessa commedia. È un dato di fatto.
2) L’altro fatto incontestabile, peraltro, è il desiderio di cambiamento avvertito da una percentuale non indifferente, e forse addirittura maggioritaria, della società iraniana. Gli elettori esasperati che vediamo, da domenica, pronti a sfidare i paramilitari delle milizie... Le donne che a Teheran, ma anche a Isfahan, Zahedan e Shiraz, reclamano l’uguaglianza dei diritti... I giovani, collegati in permanenza a Internet, che hanno trasformato Facebook, Dailymotion e il sito «I love Iran» nel teatro di una guerriglia ludica ed efficace... I conducenti di taxi, araldi della libertà di espressione... Gli intellettuali... I disoccupati... I mercanti dei bazar, in rotta contro un governo che li manda in rovina... In breve, i ribelli contro gli imbroglioni. I blogger e i burloni contro i sepolcri imbiancati dell’apparato militare islamista. L’autore anonimo della barzelletta che è rimbalzata tramite Sms su milioni di cellulari e che, a quanto pare, fa sghignazzare i manifestanti: «Perché Ahmadinejad porta la riga in mezzo? Per separare i pidocchi maschi dalle femmine»... Tutti costoro hanno votato per Mousavi. Ma senza farsi illusioni.Come i polacchi di Solidarnosc, che negli ultimi anni del comunismo tenevano a freno consapevolmente la loro rivoluzione in attesa di vedere il regime autodistruggersi e sparire.
3) La terza certezza, infine, è che l’iniziativa, all’improvviso, torna più che mai nel campo delle democrazie. In realtà, esistono solo due alternative. O vincono i partigiani della realpolitik: ci incliniamo davanti al presunto verdetto delle urne e ci limitiamo a ratificare il peggio, come quel ministro degli Affari esteri francese che, nel 1981, al momento del colpo di Stato contro Solidarnosc pronunciò il suo famoso «Sia chiaro che noi non faremo nulla». Oppure, davanti a un Paese diplomaticamente isolato, davanti a un regime al quale tutti gli Stati confinanti augurano più o meno velatamente la caduta, davanti a un’economia sfibrata e incapace persino di raffinare il suo petrolio, decidiamo di ricorrere ai mezzi che abbiamo a disposizione e che sono molto più numerosi di quanto si pensi.
Eviteremo così la doppia catastrofe che sarebbe, da un lato, l’inasprimento della repressione, forse addirittura un bagno di sangue a Teheran, e dall’altro il rafforzamento inevitabile di uno Stato jihadista che rappresenterebbe un pericolo terribile per il mondo intero, perché dotato di un arsenale nucleare che non esiterebbe a mettere immediatamente al servizio dell’Imam nascosto e della sua apocalittica riapparizione (e di questo non ha mai fatto mistero).
Per riassumere; da queste tre certezze, esaminate congiuntamente, scaturisce un obbligo chiaro: aiutare e rafforzare, con tutti i nostri mezzi, la società civile iraniana in rivolta. L’abbiamo già fatto, in passato, con l’Unione sovietica. Abbiamo finalmente compreso, dopo decenni di vigliaccheria, che il totalitarismo, arrivato a un tale stadio di putrefazione, traeva la sua forza esclusivamente dalle nostre debolezze. Abbiamo saputo organizzare catene di solidarietà verso coloro che venivano definiti dissidenti e che alla fine trionfarono sul sistema. In Iran esiste l’equivalente di quei dissidenti che sono, come apprendiamo oggi, infinitamente più numerosi e potenti. A costoro deve andare oggi il nostro sostegno e il nostro incoraggiamento. La «mano tesa» di Obama? Speriamo che sia tesa anche in direzione di questa gioventù, che fa onore a un popolo che ha dato i natali ad Avicenna, Razi, al-Ghazali, Kasifi e tanti altri. È questa la nostra sfida.

(Fonte: Corriere della Sera)

venerdì 12 giugno 2009

Elezioni


Dopo le elezioni europee, le elezioni amministrative in Italia, ed il confronto elettorale in Libano dove ha prevalso il fronte, così detto, pro-occidentale del “14 marzo” e di cui parla il futuro premier Saad Hariri in un’interessante intervista al Corriere della Sera, oggi è chiamato al voto il popolo iraniano. Quattro i candidati, ma solo due si contendono la presidenza, Ahmadinejad e Mirhossein Moussavi. Il primo lo abbiamo già visto all’opera con i suoi programmi di governo: cancellazione dello Stato Ebraico dalle carte geografiche, lotta contro il Grande Satana americano, sostegno al organizzazioni terroristiche come Hamas e Hezbollah, riarmo nucleare, brutale repressione del dissenso. Il suo rivale è accreditato come candidato “riformista” apre all’Occidente e a parole sembra voglia apportare un cambiamento radicale alla politica estera iraniana. Sullo sfondo si allunga l’ombra del potere dell’ayatollah Ali Kamenei (nella foto), che tutto avvolge. A poche ore dalla chiusura dei seggi Mirhossein Moussavi ha già rivendicato la vittoria, mentre il ministero dell’interno in contemporanea ha comunicato i primi dati che vedono in vantaggio Ahmadinejad.